Extrait du livre Anaée, ballerine araignée
Anaée, ballerine araignée de Véronique Demers et Valérie Desrochers aux éditions Crackboom
Annaée, ballerine araignée
Dans le joli village de Sainte-Bébite vit une mignonne araignée portant le doux nom d’Anaée. Depuis toujours, elle a un grand rêve : devenir ballerine. Hélas, les araignées n’ont jamais été acceptées dans les cours de ballet de l’Académie Tourbillon.
Il faut savoir qu’à Sainte-Bébite, les insectes croient que la danse est réservée aux papillons (et parfois aux abeilles). Ils doivent voler gracieusement et être charmants, tandis que les araignées sont censées effrayer, selon leurs croyances bien déterminées.
Un beau matin, Anaée, lassée de danser seule devant son miroir, redemande encore à son père, Albert : — Papa, pourquoi les araignées n’ont pas le droit d’aller à l’Académie Tourbillon ? Albert soupire, résigné : — On en a déjà parlé, Anaée. C’est ainsi. Ça n’est jamais arrivé. Anaée se révolte : — C’est injuste ! J’adore le ballet et j’ai envie de m’y entraîner
Elle ajoute, les yeux pétillants : — Regarde tout ce que je peux faire avec mes huit pattes ! La petite araignée tourbillonne dans le salon, effectuant des mouvements gracieux avec ses quatre pattes du haut, avant de finir par un grand écart. Albert est ébahi.
Devant la passion et la détermination d’Anaée, Albert lui promet de se renseigner. Le lendemain, sans rien dire à sa fille, Albert part directement à la rencontre de Mireille l’abeille, professeure de danse à l’Académie Tourbillon. Elle a toujours été gentille avec lui et les autres araignées.






















