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Embrouilles en bouteilles

Embrouilles en bouteilles

9-12 ans - 32 pages, 2838 mots | 22 minutes de lecture
© Kilowatt, 2025, pour la 1ère édition - tous droits réservés

Embrouilles en bouteilles

9-12 ans - 22 minutes

Embrouilles en bouteilles


"Embrouilles en bouteilles" vous est proposé à la lecture version illustrée, ou à écouter en version audio racontée par des conteurs et conteuses. En bonus, grâce à notre module de lecture, nous vous proposons pour cette histoire comme pour l’ensemble des contes et histoires une aide à la lecture ainsi que des outils pour une version adaptée aux enfants dyslexiques.
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Extrait du livre Embrouilles en bouteilles

Embrouilles en bouteilles de Elsa Valentin et Leen Degazelle aux éditions Kilowatt


Pendant la récréation, Lynn, Bilal et Maya vont vérifier que les petits plants se portent bien. Regardez, les feuilles de radis commencent à pointer leur nez ! s’écrie Bilal. Et celles des potimarrons ont encore grossi depuis hier Les plants de haricots ont poussé si vite ! s’enthousiasme Lynn. Ils sont magiques, ma parole - J’espère qu’on ne va pas être obligés de laisser tous nos légumes mourir de soif, ce serait trop triste, s’inquiète Maya.
Embrouilles en bouteilles
Dans la classe de Mme Labello, il y a de la joie dans l’air ! Aujourd’hui, on lance le projet potager. Lynn et Morgan transportent les semis qui attendaient sur le bord de la fenêtre, le groupe de Brook et Nahla prend les sachets de graines et va chercher les outils dans la cabane à vélo. Maya et Bilal sont chargés de rédiger l’article pour le journal de l’école. Dylan, Umi et les autres vont remplir les arrosoirs au robinet de la cour. - Bravo les enfants, c’est du bon boulot, et comme il fait beau et déjà très chaud pour un mois d’avril, nos petits plants pousseront bien. Il ne faudra pas oublier d’arroser chaque jour !
En effet, il fait chaud, si chaud que trois semaines plus tard arrive une mauvaise nouvelle : l’eau commence à manquer à cause de la sécheresse. Il est maintenant interdit d’utiliser l’eau du robinet pour arrose. - Oh non ! se lamentent les élèves. - Alors ça c’est fou Alors ça c’est fou ! On habite à Viveline-les-Bains, oui ou non ! On habite à Viveline-les-Bains, oui ou non ? remarque Maya. - Ben ouais ! Notre eau est réputée dans tout le pays, mais on n’en a plus assez pour faire pousser nos légumes. C’est choquant ! renchérit Bilal. - En plus nous ne sommes qu’au mois de mai ! ajoute Lynn.
De retour en classe, des solutions sont proposées pour maintenir en vie le potager : - Je passe à côté du ruisseau pour venir à l’école, dit Brook, je peux remplir un arrosoir chaque matin. - Moi, je peux remplir une ou deux bouteilles d’eau à la fontaine du village, ajoute Nahla. - Et chez moi, il y a une grande mare, renchérit Dylan, je pourrai aussi apporter de l’eau chaque jour. - Très bien, conclut la maîtresse, nous donnerons un peu de cette eau à chaque plant, en veillant à ce qu’aucune goutte ne soit perdue.
Mais la semaine suivante ... La fontaine du village ne coule plus et la mairie annonce des coupures d’eau tous les jours de midi à seize heures. Les habitants doivent s’organiser pour se laver, cuisiner et faire des réserves d’eau dans les maisons. À l’école aussi, il faut tout prévoir - Remplissez bien vos gourdes, rappelle la maîtresse chaque matin. Et moi, je garde quelques bidons en stock au cas o - Quelle galère ! Heureusement que le ruisseau coule encore un peu et que la mare de Dylan n’est pas asséchée, dit Maya. - Espérons qu’il pleuve bientôt ! fait Umi.
- Mais, maîtresse, demande Lynn, pourquoi l’usine d’embouteillage continue à mettre l’eau de Viveline en bouteille, si toute la commune manque d’eau ? - Mmmm, tu es sûre de ça, Lynn ? - Oui, j’habite à côté de l’usine, et je vois plein de camions qui continuent de partir chaque jour chargés de tas de bouteilles d’eau ! - Ah ouais ? C’est pas juste ça ! s’écrie Bilal. - Arroser notre potager est tout aussi important que remplir des bouteilles en plastique, approuve Maya. - Eh bien, je ne sais pas, c’est vrai que c’est étrange, dit la maîtresse. Ils avaient peut-être fait des stocks d’avance, mais tu pourrais leur poser la question en passant, Lynn, et nous faire un article pour le journal.
À la sortie de l’école, Bilal et Maya proposent à Lynn de l’accompagner, ça les intéresse aussi. Arrivés à la grille de l’usine, les enfants se présentent au portail : - Bonjour. On voudrait poser des questions pour le journal de l’école s’il vous plaît.. Les gardiens ne les laissent pas finir et rugissent comme des ouragans - Du balai la marmaille ! Pas de mioches ici, c’est interdit. - Allez, prenez le large, et plus vite que ça !
Les enfants mettent les voiles et se replient chez Lynn. Maya est sous le choc : - Nom d’une bulle de savon ! Quel accueil Moi, ça me met en ébullition. On ne va pas en rester là ! rage Bilal. - D’accord, mais commençons par boire un coup, j’ai une de ces soifs ! Ça nous rafraîchira les idées. - Comment faire pour savoir ce qui se trame dans l’usine ? demande Maya. - On n’a qu’à passer par derrière ma maison. La propriété de l’usine est très grande, vous savez, on pourrait longer la grille et regarder à travers. - OK, allons-y, cap sur l’usine ! s’écrie Bilal.