>   Le corps, ça parle un peu, beaucoup, énormément
Le corps, ça parle un peu, beaucoup, énormément

Le corps, ça parle un peu, beaucoup, énormément

3-5 ans - 16 pages, 390 mots | 3 minutes de lecture
© Éditions du Ricochet, 2024, pour la 1ère édition - tous droits réservés

Le corps, ça parle un peu, beaucoup, énormément

Le corps, ça parle un peu, beaucoup, énormément

On peut s'exprimer avec des mots mais pas seulement… le corps aussi parle ! Ainsi lorsqu'on est recroquevillé, les bras autour des jambes, c'est qu'on veut se faire oublier. Quand on fait la moue, c'est que l’on n’a pas envie de faire ce que l'on nous demande. On trépigne d'impatience, on se tient bien droit lorsqu'on est fier, on baille de fatigue…

Après Les Mots… et Les Émotions…, Rhéa Dufresne explore cette fois la communication non-verbale à travers une douzaine de situations concrètes et évocatrices pour les enfants.

"Le corps, ça parle un peu, beaucoup, énormément" vous est proposé à la lecture version illustrée, ou à écouter en version audio racontée par des conteurs et conteuses. En bonus, grâce à notre module de lecture, nous vous proposons pour cette histoire comme pour l’ensemble des contes et histoires une aide à la lecture ainsi que des outils pour une version adaptée aux enfants dyslexiques.
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Raconté par Hervé

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Extrait du livre Le corps, ça parle un peu, beaucoup, énormément

Le corps, ça parle un peu, beaucoup, énormément... de Rhéa Dufresne et Sébastien Chebret aux éditions du Ricochet


Le corps, ça parle un peu, beaucoup, énormément...
Parfois je m’exprime avec des mots, et parfois je ne dis rien… Et pourtant, mon corps parle !
J'accours. Ce matin, j’entre dans la cour de l’école et je gambade vers Elina, les bras tendus droit devant. Je suis heureux de la retrouver.
Je me recroqueville. Je suis assise au pied du marronnier. J’entoure mes jambes de mes bras. Je pose la tête sur mes genoux. Les grands m’ont encore embêtée et j’aimerais bien qu’on m’oublie.
Je fais la moue. Aujourd’hui, c’est atelier de peinture. Je croise les bras, fronce les sourcils et plisse les lèvres. J’agis toujours comme ça quand je n’ai pas envie de faire quelque chose.
Je n'ose pas. J’enroule une mèche de mes cheveux autour de mon doigt et je jette des regards discrets vers un petit groupe de filles de ma classe. Je suis trop timide pour aller leur parler.
Je suis attentive. Juste avant la pause du déjeuner, la maîtresse nous lit une histoire vraiment géniale. Je suis silencieuse, le corps penché vers l’avant, la tête un peu inclinée.