Extrait du livre Mon toi
Mon toi de Stéphane Girel aux éditions HongFei
Mon toi
Chez moi rien n’est tout à fait terminé, éternel chantier où il manque toujours … un petit rien … un je ne sais quoi, … un balcon ? un jardin ? Tu le sais toi peut-être, ce qu’il manque. Tu veux bien m’aider ?
Moi ? T’aider ? Tu sais, je n’ai qu’une étoile pour m’éclairer. Une nuit de grand vent, mes tuiles se sont éclipsées en une poignée de vœux lancés à l’univers. Je suis parfois un peu distraite, et ma maison n’est pas parfaite. Si on allait demander aux autres, là-bas ? Allez viens !
Chez lui on entre par la cheminée on sort au rez-de-chaussée. Pour descendre les escaliers on se laisse glisser, dégringoler jusqu’au grenier. Dessus c’est dessous, dehors c’est dedans : l’artichecte a dû se tromper. Comment c’est chez elle ?
Chez elle tout est éclopé, chez elle tout peut s’écrouler. Murs translucides, portes en papier, la confiance s’en est allée, les peurs entrent volontiers. Sa maison a une peau fragile, une peau trouée trop difficile à raccommoder. Regarde à côté, ça a l’air plus baraqué !
























