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S'unir c'est bien becqueter

S'unir c'est bien becqueter

6-8 ans - 23 pages, 1813 mots | 15 minutes de lecture
© Éditions Père Fouettard, 2025, pour la 1ère édition - tous droits réservés

S'unir c'est bien becqueter

6-8 ans - 15 minutes

S'unir c'est bien becqueter

Catastrophe, les insectes s'attaquent au potager du poulailler ! Pas de panique, Marcel le coq a une idée de génie : il asperge tout d'anti-mouche... et tombe immédiatement malade après avoir mangé une salade. Les poules sont unanimes, il faut trouver une autre solution pour protéger les plantations. Mais entre plantivores et bestiolivores, pas facile de se mettre d'accord !

"S'unir c'est bien becqueter" vous est proposé à la lecture version illustrée, ou à écouter en version audio racontée par des conteurs et conteuses. En bonus, grâce à notre module de lecture, nous vous proposons pour cette histoire comme pour l’ensemble des contes et histoires une aide à la lecture ainsi que des outils pour une version adaptée aux enfants dyslexiques.
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Extrait du livre S'unir c'est bien becqueter

S'unit c'est bien becqueter de Laurent Cardon aux éditions du Père Fouettard


S'unit c'est bien becqueter - une histoire de poules
— Ils sont beaux mes melons, ils sont beaux ! — Venez goûter aux belles chenilles, aux escargots ! C’est jour de marché et les poules gloussent de plaisir. Remplir son panier de produits frais, voilà un grand moment. Soudain, des cris détournent leur attention. — Si tu touches à ce ver de terre, je t’arrache les plumes ! hurle Olivette, la crête en feu.
Les coqs accourent. — Qu’est-ce qu’il se passe ici ? s’égosille Firmin, le coq noir. — Il se passe que Marinette veut manger des vers de terre ! — Oui je veeeuuux ! Regardez ça ! Ces saletés de bestioles ont dévoré tous nos radis et nos salades ! — Mais dites-lui ! continue Olivette la fluette, hors d’elle. C’est la faute des insectes et non PAAAAS des vers de terre ! — Olivette a raison, répond Noémie. Les vers n’embêtent personne et ont bien d’autres choses à manger, crois-moi. On a besoin d’eux pour rendre la terre plus moelleuse et riche pour les plantes !
— C’est bourré de limaces, faites de la place ! Sans que les poules aient le temps de réagir, les trois coqs prennent les choses en aile, et enfument les plates-bandes à grands coups de PSCHIIITICIDE. — Pour les ravageurs, aucune fleur, pas de faveur ! lance Marcel. — Trop d’insectes ? On éjecte ! Zoupt ! rajoute Mabrouk. On ne va quand même pas se casser les pattes avec tous ces mille-pattes ! — Mais... mais... Vous êtes fous, ça va pas ? Arrêtez tout de suite ! s’affole Noémie, horrifiée.
— Vous voulez la recette ? La voilà : insecticide, herbicide et fongicide ! Sans insectes, les plantes vont retrouver le sourire, ricane coq Marcel. Les poules n’en croient pas leurs œufs ! Les plantes sont ratatinées. — Regardez ce que vous avez fait ! Il ne restait pas grand-chose mais là, vous les avez tuées ! crie Olivette, toussotant. — Vous ne pensez tout de même pas qu’on va manger ça ? poursuit Noémie, encore sous le choc.
— Ohoh, rien à craindre, ces produits sont sans danger pour les plantes et les gallinacés, vous pensez bien ! dit coq Marcel avant de se remplir le gosier de salade pour rassurer tout le monde. — CHuste un bon lavage au CHavon de MarCHeille avant de conCHommer, mâchonne-t-il, et on retrouve toutes les déliCHieuses CHaveurs des aliments. Les poules ne voient pas ça du même bec. Elles n’y goûteront pas ! — Ça sent la crotte de pintade ! hurle Olivette. Firmin et Mabrouk font le fin bec et semblent soudainement avoir perdu l’appétit. — On a peut-être exagéré sur les doses...