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Mystères dans les Highlands (Tome 2) - Les secrets du château de Glamis

Mystères dans les Highlands (Tome 2) - Les secrets du château de Glamis

9-12 ans - 49 pages, 8903 mots | 1 heure 06 minutes de lecture
© ABC Melody, 2016, pour la 1ère édition - tous droits réservés

Mystères dans les Highlands (Tome 2) - Les secrets du château de Glamis

9-12 ans - 1 heure 06 minutes

Mystères dans les Highlands (Tome 2) - Les secrets du château de Glamis

L’aventure continue pour Alex Moury et sa classe de CM1 !

Après un passage dans la belle cité écossaise d’Édimbourg, Amytis, Romain, Hugo et leurs amis arrivent au mystérieux château de Glamis.

Entre les étranges gémissements qui s’échappent des murs et les apparitions de lugubres fantômes, les enfants vont connaître les plus belles frayeurs de leur vie…

"Mystères dans les Highlands (Tome 2) - Les secrets du château de Glamis" vous est proposé à la lecture version illustrée, ou à écouter en version audio racontée par des conteurs et conteuses. En bonus, grâce à notre module de lecture, nous vous proposons pour cette histoire comme pour l’ensemble des contes et histoires une aide à la lecture ainsi que des outils pour une version adaptée aux enfants dyslexiques.
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Extrait du livre Mystères dans les Highlands (Tome 2) - Les secrets du château de Glamis

Mystères dans les Highlands : Les secrets du château de Glamis d'Alain Surget et Louis Alloing aux éditions ABC Melody


Mystères dans les Highlands : Les secrets du château de Glamis
Chapitre 1 Les canons d’Édimbourg Dans une auberge de jeunesse, à Édimbourg. Les élèves débarquent dans la salle à manger pour le breakfast. Le maître et les deux accompagnateurs, Farid et Mélanie, sont déjà attablés et dégustent leur porridge.
– Comment s’est passée votre première nuit en Écosse ? demande le maître aux enfants. Mal réveillés, certains répondent par des grognements. D’autres – les filles surtout – lancent un joyeux « Hello ! » et assurent qu’elles ont merveilleusement bien dormi. – Sans même sentir le frisson glacial des fantômes, achève Cerise. – Il y a des marshmallows au p’tit déj’ ? interroge Jasper qui semble émerger du sommeil avec ses cheveux tout ébouriffés. Il promène son nez au-dessus des tables qui proposent des œufs brouillés, du bacon et des saucisses grillées, des filets de hareng fumé, des céréales, des toasts et de la marmelade ainsi que des beans on toast, c’est-à-dire des haricots blancs à la sauce tomate sur des toasts. – Toujours pas de haggis, la panse de brebis farcie ? se réjouit Amytis qui a parié qu’elle goûterait à ce plat. John, le guide écossais, qui tient trois assiettes entre les doigts, lui renvoie de sa grosse voix d’ours : – Dans les Highlands, il n’y aura plus que ça à manger. – Hein ? Quoi ? Ils veulent nous empoisonner, les Écossais ! se hérisse aussitôt la classe. L’homme va s’asseoir à la table des adultes et leur décoche un clin d’œil complice. À ce moment, le chauffeur entre en trombe, l’air affolé, son thermos de café à la main. – Le car a été forcé cette nuit ! annonce-t-il. – Comment ? s’écrie monsieur Moury alors que les autres le regardent avec des yeux ahuris. Même les élèves font silence, figés par la stupeur. – La porte et les soutes à bagages étaient ouvertes. Les malfaiteurs ont dû être dérangés sinon ils auraient pris la peine de les refermer pour masquer leur intrusion.
– Mais il n’y a rien à voler dans le car, fait remarquer Farid. – Ils ont vandalisé l’intérieur ? s’inquiète Mélanie. – Non, non, la rassure le chauffeur en s’asseyant. Il n’y a pas de dégâts, à part les serrures. Je viens d’appeler ma compagnie qui s’occupe de me trouver un garage. Je vais profiter de ce que vous visitez la ville à pied, aujourd’hui, pour aller faire changer les serrures. – Ce n’est pas si grave, dit l’enseignant. Les voleurs auraient pu briser les vitres ou casser l’ordinateur de bord. – Notre chambre aussi a été fouillée, intervient Jasper qui s’est tartiné des toasts avec de la confiture à la fraise. Le maître se tourne vers lui, sidéré. – Qu’est-ce que tu racontes ? – Ben oui, hier soir j’avais rangé mes baskets sous mon lit, et ce matin je ne les ai pas retrouvées. – Mais... tu les as aux pieds ! constate Mélanie. – C’est un fantôme qui t’a joué un tour ! se moque Alison en se servant un jus d’orange. – Non, c’est moi, avoue Thomas. Tes godasses puaient tellement le rat crevé que j’ai failli m’asphyxier. Alors je les ai sorties dans le couloir... Je dors dans le lit au-dessus du sien, se justifie-t-il auprès du maître. Les adultes sourient. – Je vous déposerai au pied du château, reprend le chauffeur, et je vous y retrouverai en fin d’après-midi. Je vous appellerai sur votre portable pour préciser l’heure car cela dépendra du temps de la réparation. Puis il se lève et se dirige vers la machine à café afin de remplir son thermos. – Cette effraction l’a vraiment marqué, notre Caféman, observe Hugo en parlant du chauffeur.
– C’est normal, répond Romain. Il est responsable de son car. Je me demande bien ce que cherchaient les voleurs. – Ils voulaient peut-être voler le car, tout simplement. – Mais alors pourquoi forcer les soutes à bagages ? * * * Un peu plus tard, les élèves se retrouvent sur la vaste esplanade devant le château. Portant le kilt, un gilet et une courte veste noirs, un groupe de musiciens joue de la cornemuse et du tambour. – Ils s’entraînent pour le Royal Edinburgh Military Tattoo, précise le guide. – Le tatou ? s’étonne Hugo. J’ignorais que le tatou était la mascotte de l’armée écossaise – Non, sourit Alison. Le Tattoo, c’est un festival auquel participent les fanfares de plusieurs régiments.
– Et pas seulement de l’armée anglaise, complète John. Les groupes viennent d’Europe, du Canada, d’Inde, d’Afrique du Sud, d’Australie, de Nouvelle-Zélande... Ils présentent des spectacles centrés sur la musique et sur les danses traditionnelles. – On pourra y assister ? demande Romain, les yeux brillants. – Hélas non, dit le maître. Le festival a lieu au mois d’août. La classe écoute un moment, ravie, se laissant captiver par la voix aigre des cornemuses et par le roulement des tambours qui prend au ventre. – Ils ont des tam o’ shanters, remarque Jasper. Vous noterez que j’ai bien retenu le nom, monsieur, ajoute-t-il à l’adresse de son enseignant. – Non, corrige John. C’est un calot noir à pompon rouge qu’on appelle le glengarry. – Pfff, lâche le garçon, dépité. Ils sont compliqués, ces Écossais. Alex Moury mène ensuite ses élèves à l’intérieur du château. Ils gravissent une rampe, passent sous une porte à herse et découvrent, sur une petite esplanade, une série de pièces d’artillerie. – Ouah ! s’extasient les garçons. On peut tirer sur la ville, d’ici. Pendant que le guide relate l’histoire du château à ceux qui veulent bien écouter, les autres apprécient la vue plongeante sur les quartiers de la ville. Les enfants découvrent également la maison du gouverneur sur une terrasse inférieure, puis ils grimpent un escalier qui conduit à la chapelle Sainte-Marguerite. – Cette chapelle est le bâtiment le plus ancien sur la colline. Elle est la seule partie qui subsiste d’une tour du XIIe siècle.
Mais les élèves n’ont d’yeux que pour Mons Meg, un énorme canon constitué de barres de fer recouvertes par des anneaux de fer. – Mons Meg fut coulé en 1486. Il pouvait envoyer un boulet de fer à plus de 1 200 mètres et un boulet de pierre à plus de 2 500 mètres, explique John. – Aucune armée n’a jamais réussi à s’emparer de ce château, alors, suppose Mélissa, la petite rouquine. – Détrompe-toi. Malgré ses défenses impressionnantes, le château a été pris plusieurs fois. Mons Meg a éclaté en 1682 en tirant une salve d’honneur. – C’est bien la peine d’avoir tiré pendant deux siècles sur l’ennemi pour exploser un jour de fête, grommelle Jasper. – En 1754, la pièce a été transférée dans la tour de Londres puis, à la demande de Sir Walter Scott, elle a été restituée à l’Écosse. – Vous n’avez pas oublié Walter Scott, bien sûr ? intervient le maître. – Non, on l’a vu hier avec son chien, lâche Hugo avant de recevoir un coup de coude dans les côtes de la part de Romain.