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Histoire de habiter

Histoire de habiter

9-12 ans - 24 pages, 2275 mots | 18 minutes de lecture
© Kilowatt, 2021, pour la 1ère édition - tous droits réservés

Histoire de habiter

9-12 ans - 18 minutes

Histoire de habiter

Habiter à l’intérieur d’une maison à la campagne, d’une tente sur le bord d’un trottoir,

d’une caravane sur la route…

Vivre dans un village, un quartier, un immeuble… Partager ce dedans et ce dehors, avec sa famille, des amis, des voisins…

Habiter, c’est vivre ensemble.

"Histoire de habiter" vous est proposé à la lecture version illustrée, ou à écouter en version audio racontée par des conteurs et conteuses. En bonus, grâce à notre module de lecture, nous vous proposons pour cette histoire comme pour l’ensemble des contes et histoires une aide à la lecture ainsi que des outils pour une version adaptée aux enfants dyslexiques.
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Extrait du livre Histoire de habiter

Histoire de habiter de Galia Tapiero et Cécile Villain aux éditions Kilowatt


Histoire de habiter
Habiter ? Tous, nous habitons la Terre. Chacun de nous a une place : on peut la prendre, l’offrir, la défendre, la perdre, la partager, en changer ! Tous, nous souhaitons l’abri d’un toit mais aussi d’un environnement familier auprès de personnes que l’on a choisies. À chacun de nous de trouver comment habiter le monde.
Animaux bâtisseurs Les animaux aussi habitent la Terre ! Les fourmis sont de véritables bâtisseuses : elles vivent en colonie et édifient des dômes de brindilles et de graviers pour protéger leur reine. Les oiseaux construisent un nid pour y pondre leurs oeufs et élever leurs petits. Certains d’entre eux sont migrateurs. Ainsi, les cigognes quittent chaque année l’Europe à la fin de l’été pour gagner le continent africain, avant de revenir au printemps. Les loups, eux, définissent leur territoire en urinant, pour indiquer aux autres meutes la limite à ne pas franchir. Chaque animal, à sa manière, occupe son espace et son habitation.
Investir un lieu Pour les premiers êtres humains, trouver de quoi se nourrir était une priorité. Leur installation, de courte durée, privilégiait des lieux proches de l’eau. Des archéologues ont découvert un très ancien bivouac au Kenya, en Afrique, datant de 2,5 millions d’années. Les chercheurs disposent de peu d’informations, mais ils ne cessent de faire de nouvelles découvertes. Les premières cabanes connues datent elles de 400 000 ans, comme à Terra Amata, à Nice, dans le sud de la France.
Se regrouper pour partager Lorsque les hommes ont commencé à cultiver le sol, ils se sont regroupés afin de partager les outils, le bétail. Pour vivre ensemble, ils ont organisé l’espace autour des maisons : ils ont construit des chemins, des moulins, des fours... Le choix du lieu dépendait des ressources sur place : l’accès à l’eau, les matériaux pour construire, la qualité de la terre pour cultiver, celle des pâturages pour les troupeaux
Avoir accès à l’eau La présence d’eau douce est stratégique, car nécessaire à la vie. Elle permet de désaltérer les humains et les animaux, et d’arroser les cultures. Puis grâce aux fleuves et aux mers, les peuples se sont déplacés en bateau, pour découvrir, échanger et faire du commerce. Aujourd’hui, l’eau courante peut venir de loin, directement dans les maisons par des tuyaux, jusqu’aux robinets. On peut faire la vaisselle, prendre une douche et utiliser la chasse d’eau des toilettes sans être près d’une source.
Se protéger du climat Dans les pays froids, on préfère des murs épais, comme dans les maisons traditionnelles russes, les isbas. Construites en bois comme les chalets de montagne, elles sont faites de rondins empilés et comblés d’argile, deux matériaux particulièrement isolants. Le toit des isbas abrite près de l’entrée le « banc du mendiant » où autrefois les pauvres venaient se réchauffer. Dans les pays chauds, on recherche à l’inverse la fraîcheur. Les constructions sont séparées de ruelles étroites. Le riad marocain (le mot rawda , au pluriel riyad , signifie « jardin » en arabe) est tourné vers la cour intérieure, où se trouvent souvent une fontaine et des arbres. Peu de fenêtres s’ouvrent sur l’extérieur afin de se protéger du soleil.
S’adapter à l’environnement Au Japon, il faut résister aux tremblements de terre. Depuis des siècles, les pagodes bouddhiques y sont érigées autour d’un pilier central en bois qui empêche les toits empilés d’osciller. Les temples d’Horyu-ji, achevés vers la fin du viie ou du viiie siècle, sont ainsi les plus anciens bâtiments en bois du monde. Ils ont même inspiré la tour SkyTree, et sa structure autoportante, haute de 634 mètres, construite en 2012 à Tokyo. Pour s’isoler de l’eau et se protéger des animaux, certains habitats ruraux, comme les maisons khmères au Cambodge ou celles de Ganvié au Bénin, sont parfois construits sur pilotis. Et partout dans le monde, des architectes et des ingénieurs continuent de s’inspirer des constructions traditionnelles tout en s’appuyant sur les nouvelles technologies. Ils proposent ainsi des habitations qui consomment moins d’énergie afin de respecter l’environnement et de s’adapter au milieu d’habitation.