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Mystères à New York

Mystères à New York

9-12 ans - 52 pages, 10409 mots | 1 heure 16 minutes de lecture
© ABC Melody, 2025, pour la 1ère édition - tous droits réservés

Mystères à New York

9-12 ans - 1 heure 16 minutes

Mystères à New York

Une visite qui s’annonce passionnante tant cette grande métropole regorge de sites incontournables : Manhattan, La statue de la Liberté, le pont de Brooklyn, Harlem...

Mais à peine arrivés à l’aéroport de Newark, deux individus se mettent à suivre les élèves, s’intéressant plus particulièrement à Mélanie, l'accompagnatrice, qui disparaît mystérieusement.

Y aurait-il un rapport avec une immigrante du siècle passé et dont la photographie, découverte au Musée de l'Immigration d'Ellis Island, révèle qu'elle est le sosie parfait de Mélanie ? Une 14e aventure à haut-risque signée Alain Surget, spécialiste des récits à grand suspense et auteur à succès chez Flammarion, Nathan, Rageot, Auzou, ABC MELODY et lauréat de nombreux prix littéraires.

"Mystères à New York" vous est proposé à la lecture version illustrée, ou à écouter en version audio racontée par des conteurs et conteuses. En bonus, grâce à notre module de lecture, nous vous proposons pour cette histoire comme pour l’ensemble des contes et histoires une aide à la lecture ainsi que des outils pour une version adaptée aux enfants dyslexiques.
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Extrait du livre Mystères à New York

Mystères à New York de Allain Surget et Camille Ledigarcher aux éditions ABC Melody


Mystères à New York
Chapitre 1 Dans l’ombre de Mélanie Collé contre le hublot de l’avion qui amorce sa descente vers la ville, Thomas prend en photo la statue de la Liberté. Avec ses 93 m de hauteur, du sol à la flamme, elle domine Liberty Island mais, vue du ciel, elle apparaît tel un jouet blanchâtre perdu dans le bleu profond de la baie.
– Assieds-toi et rattache ta ceinture ! lui ordonne Alex Moury qui, avec ses deux accompagnateurs Mélanie et Farid, a organisé un séjour à New York avec sa classe de CM2. L’avion passe au-dessus de la statue, laisse Manhattan sur sa droite et franchit l’Hudson River en direction de l’aéroport de Newark, dans le New Jersey. Les mains crispées sur les accoudoirs, certains élèves serrent les dents, mais bientôt l’impact des roues sur la piste et le freinage rapide leur tirent un long soupir de soulagement. Une fois au terminal B, immense hall de verre avec d’innombrables boutiques, les passagers zigzaguent entre des rubans en serpentins jusqu’aux guichets de l’immigration. Là, Alex Moury répond aux questions d’un officier, répétant à plusieurs reprises le mot vacation . Farid et Mélanie passent ensuite leurs doigts sur un scanner qui enregistre leurs empreintes digitales, puis ils posent à tour de rôle devant une webcam pour une photo d’identité. Après avoir fait tamponner et scanner tous les passeports, Alex emmène sa classe récupérer les bagages. Le passage à la douane n’est qu’une formalité puisque ni les trois adultes ni les enfants n’ont quelque chose à déclarer. Parmi les personnes qui attendent les arrivants, dans le hall du terminal, deux hommes étudient le visage des femmes en se référant à une photographie. L’un d’eux est coiffé d’un Stetson blanc, le traditionnel chapeau des cow-boys, l’autre porte une épaisse moustache tombante. – It’s her! dit le premier en désignant Mélanie d’un mouvement de la tête. Tous deux ont l’air surpris de la voir au milieu d’enfants, comme si elle participait à leur voyage. – Let’s follow her! propose son compère, suggérant de suivre la jeune femme.
Laissant une légère distance entre eux et la classe, les deux hommes se glissent dans son sillage. Hugo montre alors à Jasper l’homme au Stetson qui, avec son collègue moustachu, a emboîté le pas à la classe. – Tu crois que c’est un cow-boy venu en ville ? lui glisse-t-il. – Peut-être un shérif, lâche son ami. Il en a bien la tête. – Ouais, confirme Moussah qui marche à côté d’eux, en traînant une valise presque aussi grande que lui. En tout cas, c’est un homme de l’Ouest. – Et l’autre doit être un Mexicain, estime Jasper. La classe emprunte un escalier si imposant qu’il donne l’impression de descendre le flanc d’une pyramide, et qui aboutit à une série de couloirs conduisant à plusieurs lignes de métro. Se fiant à son plan, Alex Moury choisit la rame en direction de Grand Central Terminal. Sitôt engouffrés dans l’énorme chenille métallique, les élèves colonisent les sièges, ne laissant qu’un étroit passage entre les bagages. De temps à autre, Moussah, Jasper et Hugo jettent des coups d’œil en coin sur les deux hommes montés dans la même voiture qu’eux. Si les deux premiers sont fiers de se trouver près d’un shérif et d’un Mexicain... – On dirait qu’ils nous observent, s’inquiète Hugo en faisant la remarque à Amytis. Il y en a un qui ne lâche pas Mélanie des yeux. On n’a rien fait de travers, quand même ! – Bah, dans le métro, tout le monde regarde tout le monde mais personne ne voit personne, lui rétorque son amie. Pourtant, il lui semble bien que l’homme au chapeau fixe effectivement Mélanie. Amytis se tourne vers elle, mais la jeune femme discute avec Alex et Farid et ne s’est rendu compte de rien.
« Si elle sent que l’autre la dévisage, Mélanie va lui faire une remarque, et ça va finir en clash », craint la fillette. Quand la rame arrive enfin à Grand Central Terminal, les CM2 en descendent puis, guidés par leur maître, se dirigent vers le hall principal... les deux hommes sur leurs talons. Quelle n’est pas la stupéfaction des enfants lorsqu’ils parviennent dans le hall ! – Waouh ! C’est une cathédrale en or ! s’extasie Cerise, impressionnée par la hauteur et par la lumière dorée projetée sur les murs par trois immenses fenêtres en forme d’arches. Le plafond est une voûte étoilée, comme si le firmament recouvrait le hall. Une horloge géante à quatre cadrans en opale surplombe le bureau d’information. – Le plafond avec sa fresque de 2500 étoiles a été réalisé par le Français Paul Helleu, précise Farid, tirant ces renseignements de son guide.
Grand Central Terminal est la plus grande gare de New York, à la fois ferroviaire et station de métro. Elle compte 44 quais et 67 voies. Rien que ce hall fait 1100 m2. – Ce n’est pas qu’une gare, intervient Mélanie. Il y a d’autres halls dessous comprenant des boutiques, des restaurants et même un marché aux fruits, aux légumes et à la viande. On y trouve aussi un cinéma et un terrain de tennis. C’est presque une ville dans la ville. Des gens circulent partout, des billetteries aux panneaux d’affichage. Certains se regroupent en attendant l’arrivée ou le départ d’un train, d’autres se ruent vers les voies. Thomas flashe de tous côtés, sautant des hautes fenêtres au drapeau américain suspendu entre deux piliers, passant de l’horloge aux distributeurs de billets, photographiant sous tous les angles un employé au visage d’Indien puis s’attachant à la fresque céleste de la voûte... – Thomas ne nous suit plus ! constate soudain Mélanie comme la classe s’apprête à sortir de la gare. Alex se retourne, aperçoit le garçon en train de mitrailler un groupe de touristes japonais qui lui renvoient des sourires fendus. – Thomas ! appelle-t-il. – Il n’entend pas. Je vais aller le chercher, se propose la jeune femme. Elle retourne en arrière et se retrouve brutalement coupée à la vue de ses compagnons par une colonne de touristes serrés les uns aux autres comme s’ils avaient peur de se perdre. Voyant leur cible isolée, les deux hommes aux trousses de Mélanie réagissent aussitôt. – She’s alone! Let’s go! claque l’homme au Stetson qui juge l’occasion idéale pour l’intercepter enfin. Tous deux fondent sur elle sans se soucier de bousculer quiconque se trouve sur leur passage.
Chapitre 2 L’espionne du New York City Hostel Le gaillard au chapeau et son collègue se campent devant Mélanie. Le premier ouvre la bouche pour dire quelque chose quand ses mots se bloquent dans sa gorge. – Damn! The other...! lâche le moustachu. Les deux hommes reculent d’un pas.
– Quoi ? s’étonne Mélanie. Qu’est-ce que vous me voulez ? Il y a un problème ? Elle voit que les deux individus regardent fixement derrière elle, se retourne et découvre deux autres personnages apparus dans son dos : un grand maigre au visage en lame de couteau et un petit balafré. Eux aussi ne lâchent pas des yeux les bonshommes plantés devant la jeune femme. Tous se défient du regard, une main dans la poche. Mélanie sent la tension qui les habite. – Hééé ! bredouille-t-elle, redoutant qu’ils se tirent dessus. Elle profite de ce que l’attention des quatre hommes est concentrée sur le moindre geste ou plissement de paupière de leurs vis-à-vis pour pivoter sur les talons et s’esquiver, les laissant face à face. Plusieurs voyageurs se sont arrêtés pour observer la scène, frémissant à l’idée d’un duel. – Thomas ! crie Mélanie, se mettant à courir vers lui. Les quatre antagonistes se jaugent, sans un mot, prêts à en découdre quand la vue d’un policier en uniforme fait tiquer le balafré. Ils abandonnent tout de suite leur attitude agressive et s’éloignent les uns des autres à pas rapides. Le « shérif » et le « Mexicain » se perdent dans la foule tandis que les deux autres rejoignent une femme aux longs cheveux noirs qui a suivi la confrontation depuis un distributeur de billets. Ils échangent quelques mots avec elle et disparaissent ensuite, avalés par l’effervescence qui règne dans le hall. La femme repère Mélanie en train de sermonner Thomas. Elle se dirige vers la sortie, s’arrête, prend le temps d’allumer une cigarette et d’en tirer deux, trois bouffées, puis emboîte le pas à la jeune femme et au garçon dès qu’ils passent devant elle. Mélanie s’empresse de rapporter l’incident à Alex et à Farid. Suspectant quelque chose d’anormal, Amytis s’approche d’eux et tend l’oreille.
– Des policiers en civil, des agents de l’immigration, des douaniers..., suppose l’enseignant quand Mélanie a terminé, ne trouvant pas d’explication qui le convainque entièrement. – Des gangsters, dit Farid, mais il rit aussitôt de son énormité. – J’avais l’impression d’être au centre d’un duel, reprend Mélanie, mais je ne comprends pas ce qu’ils me voulaient. – C’est en effet bien étrange, convient Alex Moury, d’autant que j’avais remarqué que deux de ceux que tu mentionnes étaient dans le métro avec nous. S’ils avaient voulu contrôler quelque chose, notre identité ou nos bagages par exemple, ils auraient pu le faire à tout moment. Pourquoi attendre que tu sois seule ? Amytis rejoint Romain et Hugo et leur fait part de ce qu’elle a entendu. – Il va falloir garder un œil sur Mélanie, glisse-t-elle à ses amis. Ne jamais la laisser seule. Il y a quelque chose de pas clair dans cette affaire. – Nous venons à peine de poser le pied en Amérique que les ennuis nous tombent dessus ! soupire Hugo en secouant la tête. La police, le FBI ou la CIA nous collent déjà aux basques... – Allez ! l’interrompt le maître. Nous repartons. Restez bien groupés dans la rue ! Notre auberge de jeunesse n’est pas très loin, nous nous y rendrons à pied. La classe quitte Grand Central Terminal, immédiatement happée par le bruit de la circulation et le trafic. Des files ininterrompues de voitures et de taxis jaunes montent et descendent l’avenue rectiligne qui s’ouvre devant la gare. Les élèves empruntent Park Avenue puis bifurquent tout de suite dans la 41e Rue qui les mène à leur auberge de jeunesse, The New York City Hostel, située en face de la New York Public Library. Ensuite,